|
Retour au sommaire de la newsletter
Thème 5 : « environnement et aménagement du littoral »
et thème 4 : « ressources biologiques marines / biotechnologies »
Le phytoplancton toxique est reconnu pour ses effets sur l’écologie des zones côtières, et, par conséquent, sur l’économie de la pêche, de l’aquaculture et du tourisme. Les efflorescences de microalgues toxiques sont des évènements de plus en plus fréquents et intenses dont l’étendue géographique a augmenté ces dernières années. Pour autant, les moyens de lutte contre ces épisodes toxiques sont quasi-inexistants, et, en France, les techniques actuelles d’identification et de dénombrement du phytoplancton sont entièrement basées sur des observations microscopiques, impliquant du personnel spécifiquement formé à la taxinomie et la reconnaissance des espèces de phytoplancton. Ces observations longues et complexes dépendent aussi du nombre de stations de mesures et de la fréquence de l’échantillonnage.
Pour répondre à la demande et la nécessité croissante du contrôle de la qualité et de la surveillance sanitaire des eaux littorales, afin d’anticiper les risques et protéger les populations et le milieu marin, le projet SALTO propose de développer un système automatisé et fiable de surveillance des épisodes toxiques, fondé sur de nouvelles méthodes de description scientifique des micro-organismes (diagnose).
A partir de biocapteurs, ces nouveaux outils, conjugueront les biotechnologies de l’ADN et celles de l’immunologie, permettant de développer des méthodes de détection et d’identification rapides et fiables des micro-organismes. Ces biocapteurs seront intégrés dans des chaînes d’alerte assurant les prélèvements d’eau, l’analyse des échantillons en temps quasi-réel et la diffusion des données pour une meilleure réactivité, une gestion efficace des épisodes de proliférations algales toxiques et la protection du consommateur final.
Cet outil d’alerte et d’aide à la décision permettra également d’anticiper les risques pour l’ensemble des professionnels de la conchyliculture.
Le projet SALTO est la suite du projet HAB-SEACHIP financé par l’ANR en 2005.
La partie de recherche amont a été déposée à l’ANR en février 2010 dans le programme ECOTECH sous l’intitulé SURVALG.

Les partenaires de SALTO :
Les entreprises :
-
Neotek-Ponsel, Guidel (56), qui conçoit et fabrique des capteurs pour l’analyse de l’eau, dispose d’une compétence technique en matière de prélèvement et d’analyse physico-chimiques, porteur du projet,
-
Dendris, Ramonville St Agne (31), développement et application de la nano-chimie
aux diagnostics médical, vétérinaire, environnemental et agroalimentaire,
Les centres de recherche :
-
Ifremer, Brest, service « interfaces et capteurs »,
-
CEA/SBTN, Marcoule (30), recherche et développement dans le domaine de la biochimie des protéines et leurs applications en toxicologie, biosécurité et biotechnologies et plate-forme technologique en biochimie post génomique,
-
INSA Toulouse, développement technologique de bio-puces.
-
Laboratoire LISE, Paris-Jussieu, développement de recherches autour de l’interface électrochimique grâce au couplage de techniques originales de caractérisation,
-
Université de Nantes, Laboratoire d’économie et de management (LEMNA)
Le projet SALTO est labellisé par le Pôle Mer Bretagne
|