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Thème 4 : « Ressources biologiques marines / pêche et aquaculture »
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Originaire des côtes européennes, l'huître plate, « Ostrea edulis », a constitué, jusqu’aux années 1960, l’essentiel de la production ostréicole en France. Dans les années 70, l’apparition de deux maladies parasitaires, la « Bonamiose » et la « Marteiliose », ont provoqué une très forte mortalité sur les huîtres bouleversant l’équilibre des bancs naturels ainsi que les méthodes de production. Pour limiter l’impact de ces parasites, les huîtres sont élevées en eaux profondes et récupérées par dragage à l’âge de deux ans (avant le pic de mortalité), limitant ainsi l’impact des parasites mais entraînant, un coût de production important. La culture traditionnelle sur l’estran, zone de balancement des marées, a, quant à elle, totalement disparu du fait d’une mortalité atteignant systématiquement 100%.
Aujourd’hui, si un petit nombre d’ostréiculteurs produisent encore l’huître plate, la plupart se sont tournés vers l'huître creuse « Crassostrea gigas » originaire du Pacifique, notamment pour sa résistance, sa bonne croissance, et ses qualités gustatives.
Le projet PERLE « Programme d'Expérimentation et de Recherche sur L’huître plate » qui réunit les professionnels de la conchyliculture et les chercheurs de Bretagne et des Pays de la Loire vise à assurer une production durable et rentable de l’huître plate traditionnellement produite dans ces deux régions. Depuis quelques années, une réflexion pour un retour à la production de l’huître plate est engagée afin de diversifier les activités ostréicoles en France.
Cette réflexion s’est accélérée depuis l’été 2008, date d’apparition d’une nouvelle épizootie provoquant de très fortes mortalités sur les jeunes huîtres creuses.
Les travaux commenceront par une collecte d’informations sur les bancs naturels d'huîtres plates de quatre sites : Granville, rades de Brest, Quiberon et de Bourgneuf. Ils devront permettre de vérifier si ces peuplements présentent des caractères différents de fécondité, résistance, croissance,…, d’en comprendre les écosystèmes et d’étudier les développements des maladies dans ces populations d’huîtres.
Forts de ces connaissances acquises par la recherche et grâce à un prélèvement de géniteurs, les producteurs réaliseront des reproductions afin d’identifier des souches ou croisements de souches pertinents pour le repeuplement des bancs naturels notamment sur des caractères de rusticité, tout en conservant un maximum de diversité génétique. Des tests sur les capacités de résistance et de croissance, en condition d'élevage, seront également effectués, sur ces même souches et croisements de souches.
A l’horizon 2013, le projet PERLE permettra de proposer des modes de gestion et d’exploitation durables des bancs naturel d’huitre plate et conserver ce patrimoine, emblématique des côtes du Grand Ouest.
LES PARTENAIRES DE PERLE :
Les centres de recherche :
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Ifremer,
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UBO,
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Station Biologique de Roscoff.
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SMIDAP - Syndicat Mixte pour le Développement de l'Aquaculture en Pays de Loire (centre technique régional), Nantes.
Les professionnels :
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Comité Régional de la Conchyliculture Bretagne Nord, Morlaix, porteur du projet,
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Comité Régional de la Conchyliculture Pays de la Loire.
Contact :
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