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ECOKELP : quel avenir pour les forêts de laminaires et l’activité goémonière ? PDF Imprimer Envoyer

THEME 4 : RESSOURCES BIOLOGIQUES MARINES - PECHE AQUACULTURE

En Bretagne, une soixantaine de bateaux équipés de « scoubidous » récoltent, dans le secteur des Abers et de l’archipel de Molène, les laminaires transformées dans les usines de Lannilis et Landerneau. En Bretagne, cette exploitation représente 350 emplois directs et 200 emplois indirects. Mais depuis 8 ans, les volumes de Laminaria. digitata récoltés en Manche ont fluctués de 65 000 à moins de 50 000 tonnes, tandis que des espèces concurrentes se développent sur ces espaces. Effet de la récolte et/ou des changements climatiques ? C’est notamment ce que le projet ECOKELP cherche à déterminer.

Les forêts de laminaires sont un des fleurons des parcs et réserves marines en Bretagne. Conservation d’un milieu naturel, mais aussi développement durable d’une activité humaine : dans ce domaine, scientifiques et professionnels ont partie liée et travaillent déjà ensemble depuis plusieurs années. Car la méconnaissance du phénomène peut être grave, non seulement pour l’avenir de la filière algues, mais aussi pour la biodiversité associée à ces champs d’algues, organismes végétaux, animaux marins herbivores ou s’abritant dans les algues, dont dépendent aussi certaines pêcheries ou des activités de loisirs (pêche-plaisance, plongée).

Soutenu par l’Agence Nationale de la Recherche, Ecokelp permettra d’élaborer, in situ grâce par exemple aux technologies acoustiques, mais aussi en laboratoire à travers des méthodes pointues de génotypage, une connaissance des algues et du milieu vivant qui leur est associé.
Le modèle théorique de gestion des écosystèmes élaboré au terme de ces recherches constituera un outil d’aide à la décision pour le devenir et l’exploitation des forêts de laminaires. Il prendra en compte les contraintes imposées par l’environnement mais aussi par l’homme, proposera des modes d’exploitation durable et permettra d’établir des propositions de gestion pour d’autres espèces qui pourraient intéresser l’activité goémonière.

LES PARTENAIRTES DU PROJET ECOKELP :

Les centres de recherche :

  • Station biologique de Roscoff, porteur du projet, laboratoire CNRS « Evolution génétique des populations », UMR « adaptation et diversité en milieu marin », associé à deux autres équipes (Ecologie benthique et Défense des algues).

  • IUEM/CEDEM, Centre de droit et d’économie de la mer de l’Institut universitaire européen de la mer, Brest,

  • IFREMER Brest« Direction des Ressources Vivantes, Ressources Halieutiques »

Les organisations professionnelles :

  • Comité local des pêches maritimes, Brest,

  • Chambre syndicale nationale des algues marines, Brest, organisation interprofessionnelle d’industriels

Association de protection de l’environnement :

  • LPO, Ligue de protection des oiseaux, Ile Grande (22, gestionnaire Réserve Naturelle des Sept Iles.

Ouverture à l’International :

  • Chili, Université Catholique de Santiago Portugal, Université d’Algarve-Faro.

Contacts :

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Plus d'informations sur : www.sb-roscoff.fr/ecokelp/

 

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