Les recherches inscrites dans le projet DEEP OASES ne portent pas sur des zones « banales » de l’océan profond mais sur des secteurs très spécifiques situés en bordure de plaques océaniques, notamment autour de sources hydrothermales ou, au contraire, de suintements froids où les conditions d’exploration sont difficiles et demandent encore des adaptations technologiques. De rares espèces, adaptées à la toxicité du milieu, s’y développent en masse au travers de fortes interactions biogéochimiques et biologiques et dans une rude compétition pour la ressource.
Sept campagnes au large mettant en œuvre des grands navires scientifiques et des submersibles « grand fond » permettront d’explorer, sur les marges européennes, sur la dorsale médio-atlantique, sur la dorsale du Pacifique oriental et dans le Golfe de Californie, trois milieux profonds spécifiques dans lesquels le réseau alimentaire est fondé sur la chimiosynthèse bactérienne : sources hydrothermales, sources froides des marges continentales, bois coulés.
centres de recherche :
• IFREMER Brest : laboratoire « environnement profond » / département « étude des écosystèmes profonds », laboratoire de « microbiologie des environnements extrêmes »,
• Station biologique de Roscoff : Unité CNRS-UPMC « adaptation et diversité en milieu marin », Equipes Ecophysiologie et Evolution et Génétique des Populations Marines
• Université Pierre et Marie Curie, Paris : équipe « adaptation aux milieux extrêmes »,
• Institut universitaire européen de la mer (IUEM), Brest : Laboratoire des Sciences de l’Environnement Marin (LEMAR CNRS-UBO),
• Ecole supérieure de microbiologie et sécurité alimentaire (ESMISAB), Brest : laboratoire de « biodiversité et écologie microbienne »,
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